En ce jour plus que spécial, nous allons lever le voile sur la plus grande énigme de l'histoire de l'humanité. J'ai nommé les difficultés qu'engendre la communication entre un homme et une femme… Sans farce! À la suite de la lecture de cette chronique, vos relations amicales et intimes avec le sexe opposé seront optimisées. C'est garanti ou argent remis. Je vous rappelle quand même que vous lisez gratuitement…

Situation :
Un 13 septembre 2006 à Montréal. Fabrice et Mireille sont étudiants dans un collège parmi tant d'autres. Ils sont installés à la cafétéria et terminent leurs repas. Fab énumère à son amie ses nombreux arguments en faveur de l'achat de la Mazdaspeed Miata de ses rêves. Il lui explique qu'à l'automne, les décapotables baissent de prix et que le timing serait vraiment bon pour s'en payer une. Mireille, un peu sceptique, se dit qu'en argumentant ainsi, Fabrice tente sans doute de se convaincre lui-même plus qu'autre chose…

Soudainement, un garçon entre avec une mitraillette et fait FEU DANS LA CAFÉTÉRIA : !!PAN!! !!PAN!! !!PAN !! !!PAN!! !!PAN !! … ='(

Le bilan de la journée est un meurtre, un suicide et une démonstration de la bêtise humaine.

En fin d'après-midi, une journaliste pointe un micro sous le nez de Fabrice et lui demande quelle est son opinion sur ce qui s’est passé. Fabrice se met à crier de rage. Le visage rouge, il explique sa frustration par rapport au manque de sécurité du collège.

Deux minutes plus tard, la journaliste pose la même question à Mireille qui est installée plus loin. Celle-ci est en pleurs et malgré le nœud qu'elle a dans la gorge, elle réussit à nommer qu'elle ne comprend pas comment quelqu'un a pu réussir à entrer armé dans le collège.

Explication :
Je ne m'attarderai pas sur la fusillade en soi, mais plutôt sur la réaction des deux amis. Comment se fait-il que la majorité du temps, lorsqu'un homme et une femme vivent un même événement, ceux-ci n'extériorisent pas la même émotion? Souvent, les hommes qui sont confrontés à des situations déstabilisantes vont démontrer de la colère alors que les femmes, pour leur part, vont réagir en témoignant de la tristesse. Dans les deux cas, cela s'explique principalement comme étant le résultat de la socialisation. Pour les hommes plus précisément, leur personnalité est teintée par la valorisation de la colère dans les films, le sport, la politique, etc.

Solution :
Combien de fois les femmes ont dit que les hommes étaient tous pareils? À l'inverse, j'ai souvent entendu dire par des hommes que les femmes étaient toutes dingues. À mon avis, c'est là que le bât blesse. L'extériorisation de la colère chez l'homme est l'équivalent de la pointe de l'iceberg. Lorsqu'un homme extériorise sa colère et qu'il s'y accroche, il est pratiquement impossible d'avoir une discussion authentique avec une femme. Il est essentiel pour l'homme et la femme de descendre sous la pointe de l'iceberg afin de nommer à l'autre ses sentiments sincères. 
Revenons à Fabrice et Mireille lors de la fusillade. Si nous allons sous la pointe de l'iceberg, nous découvrirons que ceux-ci ont tous les deux ressenti de la peur, de l'anxiété, de l'inquiétude et de l'insécurité. Par contre, ils l'ont extériorisé différemment. Si Fabrice extériorise haut et fort sa colère à Mireille pour lui expliquer ce qu'il ressent, il ne sera pas en mesure de se faire comprendre adéquatement, car Mireille ressent de la tristesse. Par contre, s'il réussit à identifier ses sentiments sincères (peur, anxiété, inquiétude, insécurité) une conversation constructive pourra être amorcée, car ils réussiront à se comprendre l'un l'autre.

Note à moi-même : Écrire sur la socialisation lors des prochaines chroniques...

Au plaisir!

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