Ces derniers mois, il faut bien avouer que les amateurs de comédies québécoises n'avaient pas grand-chose à se mettre sous la dent. C'est maintenant chose du passé avec « Hot Dog », troisième long métrage de Marc-André Lavoie.

Se venger pour rien… 
 
Philippe (Paul Doucet), l'un des quatre associés de Saucibec, un fabricant québécois de saucisses, croit qu'on veut le congédier. Il aurait, en effet, entendu une mystérieuse conversation entre deux autres de ses associés (Éric Salvail et Rémy Girard) qui parlaient d'écarter quelqu'un de l'entreprise.
 
Pour se venger de cet affront, il décide de saboter la production de saucisses de l'usine en y jetant une dent. Or, peu de temps après, il apprend que ce n'est pas lui que l'on veut mettre à la porte, mais plutôt le quatrième associé de la société (Daniel Lemire). Malheureusement, le mal est fait et un couple un peu naïf (Pierre-François Legendre et Édith Cochrane) tombe sur la fameuse saucisse contaminée. Alors qu'il croit avoir réparé les pots cassés, Philippe est pris avec un problème de taille : le parrain de la mafia montréalaise (Dino Tavarone) se retrouve, bien malgré lui, impliqué.  


 
Enfin une comédie!
 
Alors que les dernières parutions québécoises, comme Louis Cyr, 1er Amour ou Sarah préfère la course, abordaient des thèmes plutôt sérieux, Hot Dog est clairement plus léger. Même si l'intrigue est malgré tout complexe pour une comédie, le but premier de Marc-André Lavoie (Bluff, Y'en aura pas de facile), qui a réalisé et scénarisé le long métrage, est de divertir.
 
Dès les premières minutes, l'auditoire est ainsi projeté dans l'histoire. On ne perd pas de temps. Malgré quelques scènes un peu trop longues (voire superflues), le récit se tient et, en dépit du grand nombre de protagonistes, il demeure compréhensible. Il comporte d'ailleurs quelques moments rigolos, mais contrairement à des « grosses » comédies américaines comme Grandes personnes 2, l'humour est ici moins « premier degré », plus subtil (pas trop, non plus).
 
Toutefois, on ne rit pas du début à la fin dans Hot Dog. On ne rit pas beaucoup, à bien y penser. Pas parce que les blagues sont ennuyantes, mais plutôt parce que l'accent est d'abord mis sur l'intrigue (bonne idée d'avoir fait ça dans le monde peu connu des saucisses!) et les personnages. Plusieurs d'entre eux sont franchement originaux. Mentionnons, à titre d'exemple, le tueur à gages. Vraiment un drôle de numéro ce gars-là! 
 
Hot Dog peut aussi compter sur une solide distribution. Tous les acteurs sont particulièrement en forme. Paul Doucet, qui tient sans doute le rôle le plus important du récit, est crédible. Il vaut également la peine de souligner le travail d'Éric Salvail, qui, comme on le sait, n'est pas un habitué du grand écran. On aime ou on n'aime pas. Je vous laisse juger par vous-mêmes.
 
Verdict
 
Au final, Hot Dog est une comédie plutôt moyenne. L'intrigue est assez intéressante et la distribution est presque impeccable. Néanmoins, les plus exigeants pourraient être déçus par les quelques clichés du scénario ou par le nombre peu élevé de gags. À la sortie du cinéma, on a quand même l'impression d'avoir passé un bon moment, ce qui est en soit une bonne chose. En tout cas, gageons qu'à la fin de ce film, vous ne verrez plus jamais le merveilleux monde des saucisses de la même façon!
 
Cote : 2,5 étoiles sur 5.

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