BORNES ÉLECTRIQUES

Main d’œuvre : le quotidien des mineurs brillamment mis en scène

Alors que le Plan Nord a fait beaucoup parler de lui dans les derniers mois, on oublie qu’au siècle dernier, des centaines, voire des milliers de Québécois sont allés travailler dans les mines du Nord. Déjà, à l’époque, il s’agissait d’emplois bien rémunérés. Mais le coût humain y était aussi très élevé. On dénombrait souvent des accidents, alors que beaucoup vieillissaient prématurément et développaient des maladies professionnelles. C’est en s’inspirant librement d’entrevues réalisées avec son père, un mineur à Uranium City de 1978 à 1980, qu’Ariane Dénommé a eu l’idée de concevoir une bande dessinée racontant le quotidien des mineurs du Nord à la fin des années 1970. « Main d’œuvre » a été publié cet automne chez La mauvaise tête. Lire plus...

La ligne la plus sombre : Alain Farah aussi bon écrivain que bédéiste?

Entre l’enseignement de la littérature contemporaine à l’Université McGill et les chroniques à Radio-Canada, Alain Farah écrit. En 2013, il a fait paraitre « Pourquoi Bologne », un roman bien accueilli par la critique. Comme d’autres écrivains avant lui, il a fait récemment, avec l’aide de l’illustratrice Mélanie Baillairgé, une incursion dans le merveilleux monde de la bande dessinée. Paru cet automne chez La Pastèque, « La ligne la plus sombre » nous précipite dans son univers biscornu. Lire plus...

S'enfuir : Récit d'un otage : Guy Delisle au sommet de son art

Guy Delisle excelle dans les récits autobiographiques. On n’a qu’à penser aux merveilleux « Shenzhen », « Pyongyang », « Chroniques birmanes » ou encore « Chroniques de Jérusalem », lequel a remporté le Fauve d'or du meilleur album au Festival d'Angoulême. Avec « S’enfuir : Récit d'un otage », son tout dernier roman graphique paru cet automne chez Dargaud, l’auteur québécois s’écarte légèrement de sa « marque de commerce ». Le récit met en vedette une autre personne que lui et raconte des événements plus sombres que dans la majorité de ses autres albums. Malgré cela, « S’enfuir » est probablement son album le plus abouti à ce jour. Lire plus...

À l’école : Zviane l’étudiante

Zviane est l’une des bédéistes les plus prolifiques au Québec. De 2006 à 2008, l’auteure publiait sur son blogue une bande dessinée racontant son quotidien. À l’époque, elle était encore en quelque sorte une « novice » dans le monde du neuvième art. Lire plus...

Quoi de plus normal qu’infliger la vie : avoir des enfants est-il toujours obligatoire?

Notre société met beaucoup de pression aux femmes pour qu’elles aient des enfants. On leur répète que c’est leur « mission » première sur cette terre. Imaginez ce qui se produit quand une femme refuse d’enfanter. Les autres passent leur temps à la sermonner et à la traiter d’égoïste. « Quoi de plus normal qu’infliger la vie » d’Oriane Lassus est un peu le cri du cœur de toutes ces femmes qui n'ont pas envie d'élever des enfants. Le livre a été lancé il y a quelques semaines par La mauvaise tête. Lire plus...

Le rapport de Brodeck, tome 2 : une finale magistrale!

Encore cette semaine, j’entendais des gens dire que la bande dessinée n’était pas une vraie forme d’art. Qu’elle était destinée à des enfants qui ne voulaient pas se donner la peine de lire ! J’aurais dû leur présenter « L’indicible », le deuxième tome de « Le rapport de Brodeck » de Manu Larcenet, l’une des meilleures suites et l’un des meilleurs albums à avoir vu le jour cette année. Rien de moins. Lire plus...