BORNES ÉLECTRIQUES

Rôles de composition : le grand retour de Jimmy Beaulieu!

Impossible de parler de bandes dessinées québécoises sans évoquer le nom de Jimmy Beaulieu. À preuve, mes collègues de l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée (ACBD) lui ont décerné, en 2015, le premier Prix de la critique de la bande dessinée québécoise pour son recueil « Les Aventures » (connu chez nous sous le nom de « Non-aventures »). Inutile de dire que « Rôles de composition » était attendu de pied ferme par beaucoup d’amateurs de bandes dessinées. L’album est paru en novembre dernier chez Mécanique générale. Lire plus...

Un bruit étrange et beau : quand deux mondes se rencontrent

Zep est l’un des auteurs de bandes dessinées les plus prolifiques des dernières années. Il s’est fait connaitre dans le monde entier avec sa série humoristique « Titeuf », devenue depuis un classique du 9e art. Avec « Un bruit étrange et beau », le Suisse s’écarte des blagues et des gags enfantins et nous offre l’une de ses œuvres les plus introspectives et matures à ce jour. Lire plus...

Les premiers aviateurs : persévérer dans l’échec

Quand on aborde l’histoire de l’aviation, on se concentre surtout sur le succès des hommes qui ont réussi à faire voler leur appareil avec souvent les moyens du bord. On oublie cependant que si on peut aujourd’hui aller n’importe où sur la planète en seulement quelques heures, c’est à cause aussi des nombreux échecs. Beaucoup d’inventeurs et de pilotes se sont blessés ou ont perdu la vie en essayant de faire voler leur engin. Alexandre Fontaine Rousseau (scénario) et Francis Desharnais (dessin) rendent hommage, dans « Les premiers aviateurs », à ces gens qui ont permis à d’autres inconsciemment d’atteindre les nuages. Lire plus...

Les 10 meilleures scènes de nudité de 2016

Vous l'attendiez, la voici! La liste des meilleures scènes de nudité du petit et du grand écran comptabilisée par le site spécialisé Mr. Skin. Comme vous le verrez, nous n'avons pas mis les images. Pourquoi? Parce qu'elles sont juste trop explicites! Par contre, en allant dans un moteur de recherche et en tapant les titres et les acteurs, vous retrouverez très facilement des images et des vidéos... Lire plus...

Louis parmi les spectres : un roman graphique incontournable à lire!

Depuis sa parution en 2012, « Jane, le renard et moi » a été mis en nomination pour une panoplie de prix. L’album d’Isabelle Arsenault et de Fanny Britt a su convaincre autant la critique que les lecteurs petits et grands (plus de 20 000 exemplaires ont été écoulés depuis sa sortie). Il était donc normal que « Louis parmi les spectres », leur deuxième opus, soit autant attendu. Le livre est paru il y a quelques semaines chez La Pastèque. Lire plus...

Day Men : et si les humains étaient au service des vampires?

Je l’avoue : je ne suis plus capable des histoires de vampires! On dirait que tout a été dit et redit au moins 1000 fois. Les scénaristes Matt Gagnon et Michael Alan Nelson pensaient exactement comme moi. Par contre, ça ne les a pas empêchés de sortir une nouvelle série… sur les vampires! Mais attendez. « Day Men » n’a rien à voir avec les autres sagas mettant en vedette des buveurs de sang. En exploitant un angle différent, cette série, parue en français chez Glénat Comics, se démarque de la concurrence. J’ai lu récemment les deux premiers tomes. Lire plus...

La banque, tome 5 : des banquiers toujours aussi assoiffés d’argent

Amorcée en 2014 chez Dargaud par Philippe Guillaume et Pierre Boisserie, « La Banque » propose aux amateurs d’histoires et aux banquiers amateurs ou professionnels de découvrir l’histoire moderne du système bancaire européen par l’entremise de la famille fictive de Saint-Hubert. Ces anciens nobles sont partis de rien au début du 19e siècle pour devenir, en quelques années seulement, les banquiers les plus puissants de la France. Lire plus...

Delilah Dirk et le lieutenant turc : un superbe roman graphique d’action à lire!

Publié en anglais en 2013, « Delilah Dirk et le lieutenant turc » de Tony Cliff a eu beaucoup de succès auprès de la critique et du public. Il a notamment figuré dans la liste des Best Sellers du New York Times. Ça faisait des années que j’attendais qu’un éditeur nous offre la traduction en français. Quelle ne fut pas ma joie de découvrir qu’on pouvait, depuis octobre dernier, mettre la main sur une édition française de qualité ! Merci Akileos! Lire plus...

Ramures : une merveilleuse fable sur le pouvoir de l’amour

Je ne le dirai jamais assez : il ne faut pas juger un livre à sa couverture. C’est pourtant ce que j’ai fait avec « Ramures », une bande dessinée de Bellebrute – un duo formé de Marianne Chevalier et Vincent Gagnon - que je ne cessais de mettre à la toute fin de ma pile de livres à lire. Grave erreur de ma part! L’œuvre fait maintenant partie de mes coups de cœur de 2016! Lire plus...

Main d’œuvre : le quotidien des mineurs brillamment mis en scène

Alors que le Plan Nord a fait beaucoup parler de lui dans les derniers mois, on oublie qu’au siècle dernier, des centaines, voire des milliers de Québécois sont allés travailler dans les mines du Nord. Déjà, à l’époque, il s’agissait d’emplois bien rémunérés. Mais le coût humain y était aussi très élevé. On dénombrait souvent des accidents, alors que beaucoup vieillissaient prématurément et développaient des maladies professionnelles. C’est en s’inspirant librement d’entrevues réalisées avec son père, un mineur à Uranium City de 1978 à 1980, qu’Ariane Dénommé a eu l’idée de concevoir une bande dessinée racontant le quotidien des mineurs du Nord à la fin des années 1970. « Main d’œuvre » a été publié cet automne chez La mauvaise tête. Lire plus...

La ligne la plus sombre : Alain Farah aussi bon écrivain que bédéiste?

Entre l’enseignement de la littérature contemporaine à l’Université McGill et les chroniques à Radio-Canada, Alain Farah écrit. En 2013, il a fait paraitre « Pourquoi Bologne », un roman bien accueilli par la critique. Comme d’autres écrivains avant lui, il a fait récemment, avec l’aide de l’illustratrice Mélanie Baillairgé, une incursion dans le merveilleux monde de la bande dessinée. Paru cet automne chez La Pastèque, « La ligne la plus sombre » nous précipite dans son univers biscornu. Lire plus...

S'enfuir : Récit d'un otage : Guy Delisle au sommet de son art

Guy Delisle excelle dans les récits autobiographiques. On n’a qu’à penser aux merveilleux « Shenzhen », « Pyongyang », « Chroniques birmanes » ou encore « Chroniques de Jérusalem », lequel a remporté le Fauve d'or du meilleur album au Festival d'Angoulême. Avec « S’enfuir : Récit d'un otage », son tout dernier roman graphique paru cet automne chez Dargaud, l’auteur québécois s’écarte légèrement de sa « marque de commerce ». Le récit met en vedette une autre personne que lui et raconte des événements plus sombres que dans la majorité de ses autres albums. Malgré cela, « S’enfuir » est probablement son album le plus abouti à ce jour. Lire plus...

À l’école : Zviane l’étudiante

Zviane est l’une des bédéistes les plus prolifiques au Québec. De 2006 à 2008, l’auteure publiait sur son blogue une bande dessinée racontant son quotidien. À l’époque, elle était encore en quelque sorte une « novice » dans le monde du neuvième art. Lire plus...

Quoi de plus normal qu’infliger la vie : avoir des enfants est-il toujours obligatoire?

Notre société met beaucoup de pression aux femmes pour qu’elles aient des enfants. On leur répète que c’est leur « mission » première sur cette terre. Imaginez ce qui se produit quand une femme refuse d’enfanter. Les autres passent leur temps à la sermonner et à la traiter d’égoïste. « Quoi de plus normal qu’infliger la vie » d’Oriane Lassus est un peu le cri du cœur de toutes ces femmes qui n'ont pas envie d'élever des enfants. Le livre a été lancé il y a quelques semaines par La mauvaise tête. Lire plus...

Le rapport de Brodeck, tome 2 : une finale magistrale!

Encore cette semaine, j’entendais des gens dire que la bande dessinée n’était pas une vraie forme d’art. Qu’elle était destinée à des enfants qui ne voulaient pas se donner la peine de lire ! J’aurais dû leur présenter « L’indicible », le deuxième tome de « Le rapport de Brodeck » de Manu Larcenet, l’une des meilleures suites et l’un des meilleurs albums à avoir vu le jour cette année. Rien de moins. Lire plus...

L’âge dur : voulez-vous replonger en adolescence?

Vous rappelez-vous de votre adolescence? Moi, je m’en rappelle très bien. Ça a été pour moi une période riche en découvertes et en expérimentations. C’est un peu, après tout, le but de ce moment bien particulier de la vie, quand on y pense... Max de Radiguès, lui, aime particulièrement l'âge bête (comme certains l'appellent). Le bédéiste belge y a consacré plusieurs œuvres, dont « L’âge dur », l’une de ses plus populaires. Si vous n’avez pas eu l’occasion de lire ce petit bijou du 9e art, voilà enfin votre chance, car L’employé du Moi nous propose depuis peu une belle réédition. Lire plus...

Cartier-Bresson, Allemagne 1945: comment photographier la Deuxième Guerre mondiale?

Mort en 2004 à 95 ans, Henri Cartier-Bresson est l’un des plus grands photographes français du 20e siècle. Durant sa carrière, il a notamment couvert la Deuxième Guerre mondiale. Si l’homme a eu droit à un certain nombre de biographies, peu de bédéistes ont eu l’idée de lui consacrer un album. Jean-David Morvan et Sylvain Savoia ont eu envie de rectifier le tir dans « Cartier-Bresson, Allemagne 1945 », le deuxième tome de « Magum Photos », une série de Dupuis consacrée aux grands photographes (le premier tome portait sur Robert Capa). Lire plus...

Coquelicots d’Irak : regretter l’Irak d’autrefois

Avec « Coquelicots d’Irak », Brigitte Findakly, la coloriste de « Lapinot » et « Le Chat du rabbin », nous offre son premier album à titre d’auteure. C’est son mari Lewis Trondheim qui, en plus de cosigner le scénario, s’occupe de l’aspect graphique. Le tout a été publié aux éditions Pow Pow en septembre dernier. Lire plus...

3 choses qui peuvent gâcher ton party d’Halloween

Est-ce vous avez des souvenirs de votre Halloween d’enfance gâchée par un triste événement? Comme plusieurs d’entre nous, c’est probablement le cas. Parfois, voir la plupart du temps, c’était la pluie et le froid qui rendait la chasse au bonbon un peu compliquée. En devenant plus vieux, la météo n’avait plus vraiment de rôle à jouer, étant donné que la fête se tenait la plupart du temps à l’intérieur, dans un bar! Lire plus...