La dernière chute de neige vous a émerveillé avec toute sa blancheur immaculée, alors que son frais manteau blanc a charmé les amateurs de sports hivernaux comme les raquetteurs et les skieurs. Avouez tout de même que lorsqu'on doit sortir de chez soi le matin pour aller travailler et qu'on doit se taper une heure de pelletage avant de prendre la route pas déneigée, on n’a pas la même appréciation de la neige blanche. Mais comptez-vous comme chanceux, car la voirie, quoi qu’on en dise, travaille fort pour nous donner de meilleures conditions pour nos déplacements de tous les jours. Voyons comment on faisait dans un passé pas si lointain pour se déplacer durant la saison froide.

Marcher sur la neige

Dès l’arrivée des Européens en Amérique du Nord, les déplacements hivernaux ont dû être adaptés à la réalité locale. La raquette s’est immédiatement imposée comme le seul moyen efficace de se déplacer dans la neige. Avec l’arrivée des chevaux, la carriole (ou sleigh) est arrivée avec le traîneau. Mais les déplacements en hiver demeureront difficiles jusqu’au XIXe siècle.

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L’entretien du réseau routier

Ce n’est qu’avec la révolution industrielle que le réseau routier entretenu à l’année fera son développement le plus grand. Le chemin de fer voudra faire circuler en tout temps ses trains qui se doteront de pelles géantes pour dégager la voie ferrée, la puissance mécanique aidant. Pour la route terrestre ordinaire, on se contentera, jusqu’à la fin du XIXe siècle, de ramasser la neige à la pelle dans des traîneaux à chevaux pour désengorger les rues des villes.

Un train chasse-neige en 1868

Puis, en 1890 à Trois-Rivières, on mit au point le rouleau à neige, qui servait à aplanir et à compacter la neige afin d’offrir des voies de circulation planes et d'empêcher la neige de monter en hauteur dans les rues et les chemins. L’arrivée de la voiture à essence au début du XXe siècle forcera le développement de nouvelles technologies pour dégager les rues. On vit apparaître l’ancêtre des chasse-neiges, communément appelés « charrues », en V et diagonales. Les chasse-neiges en V servaient à dégager le centre de la voie de circulation, tandis que les diagonales servaient à tasser la neige sur le côté.

Un exemplaire d'un rouleau à neige

En 1925, l’inventeur Arthur Sicard révolutionna l’entretien des rues avec son invention : la souffleuse à neige! Elle connut un tel succès que, dès 1927, la municipalité d’Outremont fit l’acquisition de deux souffleuses à neige pour dégager l’excès de neige dans les rues. Bien sûr, dans les années 50-60, on verra aussi l’apparition de la motoneige et de l’autoneige, mais je ne m’attarderai qu’au réseau routier traditionnel ici. Avec la production industrielle au début des années 1900, il était aussi possible de produire, en très grande quantité, du sel servant à faire fondre la neige et la glace, ce qui dégageait encore davantage les rues et les routes, lesquelles se développaient en très grand nombre sur de très grandes distances partout au pays. L’hiver était enfin dompté!

La souffleuse à neige d'Arthur Sicard

Un défi perpétuel

L’hiver constitue certainement le plus grand défi pour le transport routier des pays nordiques, et même si l’équipement d’entretien routier s’améliore sans cesse, les défis sont toujours aussi grands pour contrer les conditions hasardeuses du transport terrestre hivernal. Imaginez un hiver sans souffleuses et sans chasse-neiges avec le nombre de voitures sur la route… impossible!!!

Liens :

Fr.wikipedia.org

www.societehistoireprinceville.com

www.ameriquebec.net

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