BORNES ÉLECTRIQUES

Les Gobelins ne sont pas des créatures reconnues pour leur grande intelligence. C’est d’ailleurs ce qui a inspiré les créateurs de la série humoristique « Goblin’s ». Le septième tome, signé Roulot (scénario), Martinage (dessin) et Esteban (couleur), vient de paraître.

Deux fois plutôt qu’une

Ce septième épisode est divisé en deux sections. Tout d’abord, les 20 premières pages comportent une série de gags mettant en scène les petits monstres verts. Toutefois, contrairement à des séries comme Nelson, les gags se déroulent habituellement sur une planche complète. À ce propos, on se rapproche plus d’un Game Over

Les gags font souvent sourire et mettent surtout l’accent sur la stupidité des gobelins. Il n’y a pas vraiment de héros, mais on retrouve des personnages récurrents : l’ingénieur, le shaman, le dresseur, le chef, l’élu, l’artificier, etc. Tous ont une apparence et des traits de caractère bien distincts. 

À ce propos, les dessins sont assez caricaturaux, sans pour autant être trop enfantins. Contrairement à d’autres ouvrages comiques, le dessinateur n’a pas laissé de côté les environnements qui sont, pour la plupart, très réussis, même s’ils sont moins sérieux que d’autres albums de style merveilleux héroïque. 

La deuxième partie, quant à elle, contient une histoire à part entière qui ne se prend vraiment pas au sérieux. Et pour cause, elle est intitulée : « Les Gobelins dans la dernière histoire de zombies avant que ce ne soit plus à la mode ».

Avec un titre comme ça, on comprendra que l’humour est toujours au rendez-vous. Cette histoire met en scène, on s’en doute, des zombies. En fait, un vil nécromancien aurait convoqué sur la Terre des milliers de zombies dans le seul but de devenir le maître du monde. Nos gobelins, qui n’ont rien de héros, vont tenter de survivre face à cette horde de morts-vivants. 

Les clins d’oeil sont nombreux. En effet, ce chapitre fait référence aux séries actuelles qui sont les plus populaires comme Walking Dead, mais également Dead Rising. Le sang et les décapitations sont chose commune, si bien que je ne conseillerais pas la lecture de cet album à un jeune public. 

En ce qui me concerne, j’ai préféré la deuxième section. Elle m’a semblé plus aboutie du point de vue du scénario et des illustrations, bien que certains gags m’aient bien fait rire. Mais attention! L’humour est ici léger et si vous cherchez des blagues intelligentes, mieux vaut aller voir ailleurs. 

Verdict

Goblin’s : Mort et vif est un bon album qui réussit, une fois de plus, à nous faire voir le monde très sérieux du merveilleux héroïque d’un oeil nouveau. Le fait que l’album soit découpé en deux parties (petits gags et histoire plus longue) est une superbe idée qui permet sensiblement d’accroître le plaisir.  

 

Cote : 3 étoiles sur 5

 

Source(s) image(s):
Hachette Canada

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