Prenez-vous en main! - #adg

Dans mon article précédent, j’ai abordé le métabolisme et certaines de ses interactions et complications. Je voudrais poursuivre avec une mise en contexte importante ou, si vous préférez, une prise de conscience, qui doit être exposée en parallèle avec ces nouvelles connaissances que vous avez peut-être acquises à la suite de la lecture de cet article afin d’en saisir toutes les implications. J’en profiterai d’ailleurs pour faire également référence à certains de mes articles antérieurs.

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Comprendre et optimiser son métabolisme

La société actuelle, qui fait face à une épidémie d’embonpoint et de problèmes métaboliques, est inondée de gens qui se plaignent de tous les problèmes de santé qu’ils ont et du système de santé qui ne peut plus gérer une situation aussi accaparante. Pour beaucoup de ces personnes, celles qui ne sont pas victimes de causes idiopathiques ou accidentelles, elles espèrent (pour ne pas dire attendent) tout simplement que le médecin efface les effets néfastes que les mauvaises habitudes qu’elles ont depuis des années ont engendré. Ce comportement pourrait facilement se comparer à celui d’un enfant, inconscient du concept d’être responsable de ses actes, qui fait un « dégât » et qui attend que maman vienne laver derrière lui (au lieu de ramasser les pots cassés) ou encore qui cherche à qui ou à quoi il pourra imputer la faute lorsqu’on viendra l’interroger sur ce qui s’est passé…

La nature, messieurs, n’est pas comme la police! Plus souvent qu’autrement, les gens se permettent d’enfreindre le code de la route et de déborder des limites établies en se disant « il n’y a pas de police dans le coin » ou encore « tant que je ne me ferai pas pogner »… et le pire, c’est que la majorité du temps, ça passe et ils s’en tirent à bon compte. Les lois physiologiques, par contre, sont toujours là! On n’y échappe pas comme on peut échapper à l’attention d’un policier et il est important de réaliser et d’accepter ce fait.

D’accord, le système de santé n’est peut-être pas optimal, mais il est surtout submergé inutilement de personnes qui paient le prix de leur manque de responsabilité. La vérité, c’est que les gens boivent trop, ne dorment pas assez, ne font pas assez d’activités physiques, ne portent pas attention à leur posture, mangent beaucoup trop et fument encore!!! Je n’en reviens jamais lorsque je suis au restaurant et que je regarde autour de moi à quel point les gens ingèrent de la nourriture alors qu’il apparaît évident qu’ils devraient plutôt être dehors en train de dépenser des calories! Plusieurs se défendront avec quelque chose du genre « oui, mais si je ne fais pas tout cela, je ne vis pas, autant mourir »... HIINNN!!! (Imaginez ici le son d’un buzzer de show télévisé). Au contraire, c’est spécifiquement « si » tu fais « tout » cela que tu ne profiteras pas de ta vie et que tu mourras de façon prématurée! ». Et ne t’attends pas à y échapper mon ami, tôt ou tard tu vas y passer!

Les gens croient donc entre autres (et à tort) que parce qu’ils ne mangent pas de « cochonneries », ils ne profitent pas de leur vie. Ils se consolent même souvent en se disant qu’ils « pourraient faire bien pire » au lieu de se demander ce qu’ils « pourraient faire de bien mieux ». En fait, leur raisonnement futile ne s’attarde qu’au plaisir éphémère qu’ils ressentent en ce moment et ne s’attardent pas aux conséquences que leurs actions auront dans quelques années lorsqu’ils seront victimes de leurs actions et prisonniers de leur situation et de notre système médical. Comme je le disais dans mon article sur le tabagisme intitulé « Pour un être qui se dit intelligent, l’humain n’apprend pas très vite », il s’agit en fait d’un comportement autodestructeur que j’oserais même qualifier de « suicide », sauf que celui-ci est progressif et sournois.

Si vous faites partie de ces personnes qui nient autant la responsabilité que la portée de leurs actions et que vous décidez de fermer les yeux au lieu de vous retrousser les manches, ne venez tout simplement pas vous plaindre et tenter de vous défendre une fois au banc des accusés, car le plaidoyer sera inadmissible et les objections seront refusées!

Ne venez pas vous plaindre lorsque vous souffrirez d’hypercholestérolémie, d’hypertension artérielle, de diabète de type II ou que vous ferez votre premier, deuxième ou troisième AVC ou crise cardiaque. Ne venez pas vous plaindre lorsque vous aurez soudainement mal au dos, aux articulations ou que vous développerez divers autres troubles chroniques. Ne venez pas vous plaindre lorsque vous aurez besoin de recourir à la médication pour contrôler votre poids, vos hormones ou votre métabolisme et ne venez surtout pas vous plaindre lorsque vous serez essoufflé à la simple montée d’un escalier ou que vous ne pourrez tout simplement plus vous déplacer par vous-même...

Les gens pensent aussi à tort que la vieillesse est la cause de leurs problèmes, ce qui est encore une fois erroné. Toutes ces personnes qui ont fait le choix de prendre soin de leur santé et de réellement profiter de leur vie en sont la preuve et sont d’ailleurs, pour la plupart, alertes et autonomes même au-delà de 80 ans, pendant que les autres sont à l’hôpital ou dans un centre spécialisé depuis déjà plusieurs années! On associe la maladie à la vieillesse tout simplement parce qu’on voit plein de « petits vieux » avec leurs piluliers, leur marchette et leurs appareils. Mais pourquoi en sont-ils rendus à prendre autant de pilules d’après vous? D’une part, parce qu’ils paient eux aussi pour leurs mauvaises habitudes (vous pouvez donc avoir un aperçu de ce que vous aurez l’air si vous ne faites rien pour prendre les choses en main) et, d’autre part, parce qu’un médicament entraîne toujours des effets secondaires. C’est tout à fait prévisible, car il s’agit d’un composé chimique (souvent une drogue) dont la portée des effets va au-delà de la physiologie humaine « normale ». Ce n’est pas pour rien qu’on retrouve toujours une section « mise en garde » sur le contenant! J’ai déjà exposé ce phénomène dans mon article sur la mise en garde contre les médicaments. Et donc, que croyez-vous que le médecin fait pour chercher à contrôler certains de ces effets? Il prescrit un autre médicament qui, par la bande, aura comme effet de contrôler une partie de ceux-ci... sauf que lui aussi a des effets secondaires… et ça y est, vous êtes parti pour un tour de manège dans la grande roue sans fin! En dehors de cela, il faut aussi considérer que chaque personne réagit différemment et que les effets sont grandement variables. Comprenez que le médecin n’a que de bonnes intentions et qu’il fait ce qu’il peut avec les outils dont il dispose pour tenter de vous sauver. Il n’a pas le temps de prendre en charge toute votre condition et ce qu’il veut le plus rapidement possible, c’est éviter le pire et voir des résultats satisfaisants sur ses tests. La solution la plus simple pour lui est donc bien sûr de prescrire un médicament. C’est normal, c’est son travail. D’un autre côté, c’était à vous de prendre la responsabilité de faire en sorte de ne pas avoir à en arriver là.

Heureusement, il y a des gens qui montrent l’exemple. Jack Lalanne, que certains connaissent pour son invention, le Power Juicer (extracteur à jus), en est un. Ce culturiste naturel, qui prônait la saine alimentation et les vertus de la culture physique et de l’activité sur la santé en général, avait même sa propre émission de télévision dans les années 50 où il déplorait les mauvaises habitudes de vie, telles que la malbouffe (junk food) et l’usage de drogues. Ce dernier a passé sa vie à impressionner le grand public en accomplissant des prouesses de force, d’endurance et d’acrobatie. Parmi ses exploits, on compte entre autres l’exécution de 100 pompes en appui tendu renversé (unsupported hand-stand push-ups) en 5 min 55 s (réalisé à 30 ans), l’exécution de 1033 pompes (push-ups) en 23 min (réalisé à 42 ans) et la nage entre l’île d’Alcatraz et Fisherman’s Wharf avec les mains menottées (réalisé à 60 ans)! Il est resté actif jusqu’à sa mort toute récente (2011) à l’âge de 96 ans! Je ne pense pas qu’à l’époque, il imaginait que plus de 65 ans plus tard et malgré tous ses efforts, la situation est encore pire! Je pourrais en nommer bien d’autres qui ont tenté de faire une différence. Joe Weider, considéré par plusieurs comme le père de la culture physique moderne, en est un et est décédé à l’âge de 92 ans!

Il arrive aussi que les gens baissent les bras parce qu’ils croient que c’est compliqué de prendre soin de soi alors que c’est tout le contraire. C’est pour cela qu’il y a des professionnels tels que le kinésiologue, qui est là pour vous aider à vous prendre en main et à adopter de bonnes habitudes de vie. C’est aussi pour cela que j’écris régulièrement des articles comme le foie cet organe source, les aliments qui prennent soin de votre cœur, mieux manger à mesure qu’on vieillit, 10 trucs pour mieux manger, se nourrir contre le cancer, se débarrasser des irritants, le régime anti-stress, s’alimenter contre l’inflammation.

C’est à vous de décider de votre sort et d’agir en conséquence. Attention! Je ne suis pas en train de vous promettre que vous ne serez jamais malade. En revanche, je peux vous garantir que c’est simple, faisable et payant de prendre soin de soi. Ce n'est pas si sorcier : gérez votre horaire, dormez plus, méditez, mangez moins, buvez plus d'eau, sortez dehors et surtout, cessez de vous polluer l'intérieur avec des irritants inutiles comme le tabac! Pour ceux qui ne l’ont jamais fait, je vous suggère également la lecture de mon tout premier article intitulé « Prendre soin de son corps comme de son char ».

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